Paysages de Mégalithes de Carnac et du Sud Morbihan

Actualités

18 février 2014

L'Ecole Nationale d'Architecture de Nantes

un foisonnement d’idées pour les mégalithes du Morbihan 

Suite des travaux des étudiants de Laurent Lescop de l'ENSAN. Ici, le projet Waves III présenté par une magnifique vidéo immersive et sonore. 

Cliquer sur l'image pour voir la vidéo.  

Conçue en tant que prototype à l’échelle un demi, l’installation Waves lll Pulse fera l’objet d’un développement dans le cadre d’une résidence à Stereolux dans le courant du mois d’Avril 2014, avant d’éventuelles expositions autour du Golfe du Morbihan. Elle croise des travaux de recherche sur la période du Néolithique en Bretagne et Arts Numériques, au travers de procédés qui transcendent les époques.

Immersive et audio-réactive, elle invite à deux regards croisés, plusieurs milliers d’année en arrière.

L’un interroge la réinterprétation visuelle et sonore des motifs présents sur les stèles qui composent le couloir du Tumulus de Gavrinis (construit autour de 4000 av J-C), situé sur une île près de l’embouchure actuelle du Golfe du Morbihan. Le propos a été élaboré à partir d’une des hypothèses principales émise par l’archéologue en charge de l’étude de Gavrinis. Il met en avant la possibilité d’un lien entre le courant qui passe près de l’île et la constitution des gravures.

L’autre replace les spectateurs au centre des manières de produire et de modifier des sons à la période du néolithique, utilisant à la fois le contexte visuel et sonore dans lequel cette production avait lieu, comme le corps et l’usage d’éventuels instruments. L’atmosphère sonore du tumulus de Gavrinis et ses éventuelles interprétations tant visuelles que sonores auraient pu être à l’origine des gravures.

Immergé dans le courant qui s’étire près de l’île de Gavrinis, le spectateur crée des remous dans celui-ci, en modifiant le contexte visuel et sonore grâce à son corps, qui devient un medium, et un instrument. Différents tourbillons se mêlent, s’arrêtent, repartent dans des directions variées, parfois contraires. Face à nous, on cadre les lignes sinueuses du courant. Leur concentration provoque un tintement virant à l’écho dans toutes les dimensions. Les lignes des motifs sont là, il ne reste plus qu’à provoquer la pulsation qui va les inscrire dans les stèles.

vimeo.com/corentinschieb

corentins.tumblr.com/