Une gouvernance partagée
La gestion des sites incombe prioritairement aux propriétaires, gestionnaires et garants de leur VUE : les communes, les deux structures intercommunales, le Centre des monuments nationaux, le département du Morbihan et l’État ; chacun intervenant avec ses compétences dans ses limites administratives.
La mise en œuvre du plan de gestion, dans sa complexité, transcende les limites de compétence géographique et matérielle des institutions présentes sur le territoire et nécessite donc une concertation entre de très nombreux partenaires.
A l’échelle du Bien, la proposition d’inscription des Mégalithes de Carnac et des
rives du Morbihan mobilise les acteurs du territoire depuis 2012, organisés en deux dispositifs complémentaires : le Comité de pilotage et l’association.
L’État est responsable devant la communauté internationale de la mise en œuvre d’activités de gestion efficaces pour le Bien inscrit au Patrimoine mondial. Il est représenté par le Comité de pilotage, placé sous la présidence du préfet de département. Ce comité travaille en étroite collaboration avec Paysages de Mégalithes, chargée de la gestion du Bien.
Notre association regroupe l’ensemble des parties prenantes, et est présidée par un élu local.
Fonctionnement des instances de Gouvernance
L’association Paysages de Mégalithes réunit 87 membres (57 personnes morales et 30 particuliers). Les 28 communes du « territoire UNESCO » sont membres de droit. Toutes ces personnes morales ont adopté la Charte d’engagements pour la gestion du Bien. Elles sont représentées auprès de l’association par un référent titulaire et un référent remplaçant désignés en leur sein.
L’association se réunit en assemblée générale 2 fois par an, et son conseil d’administration, environ 4 fois par an. En outre, un travail transversal et collaboratif pour la mise en œuvre du plan de gestion est assuré dans 6 groupes de travail thématiques : préservation et entretien, urbanisme et paysages, médiation et valorisation, mécénat, communication, tourisme.
Membres du Conseil d’Administration
Président
Olivier Lepick
Vices-président
Denis Bertholom
maire de Larmor-Baden, conseiller départemental du Morbihan
Vices-président
Jacques Madec
adjoint au maire de Locmariaquer
Vices-président
Gérard Pierre
conseiller départemental du Morbihan
Vices-président
Philippe Le Ray
président de la communauté de communes Auray Quiberon terre atlantique (AQTA) Trésorier
Trésorier
Guy Hercend
maire d’Etel
Trésorier-adjoint
Jean-Claude Verdonck
premier adjoint au maire d’Arzon
Secrétaire
Dominique Riguidel
maire d’Erdeven
Secrétaire-adjoint
Nadine Ducloux
vice-présidente de la communauté d'agglomération Golfe du Morbihan Vannes Agglomération (GMVA)
Conseil d'administration
Olivier Cario
conseiller municipal de l’Ile-aux-Moines
Conseil d'administration
Alain Brulé
adjoint au maire du Bono
Conseil d'administration
Sophie Lemoulinier
adjointe au maire de Quiberon
Conseil d'administration
Annie Pinard
adjointe au maire de Plouharnel
Conseil d'administration
Fabien Le Guernevé
adjoint au maire de Vannes
Conseil d'administration
Rémi Cochen
Menhirs libres
Les membres de l’association
Créée en 2013 à l’initiative du Conseil départemental du Morbihan, l’association Paysages de Mégalithes rassemble 28 communes morbihannaises , le Centre des Monuments Nationaux (CMN), le Conservatoire du Littoral, Auray Quiberon Terre Atlantique (AQTA), Golfe du Morbihan Vannes Agglomération (GMVA), la Région Bretagne, de nombreuses associations et des communes associées, notamment Vannes et Auray.
L’équipe de l’association travaille quotidiennement à l’ensemble des travaux nécessaires à la gestion du Bien.
La commune d’Arradon fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle correspond en quelque sorte à « l’écrin paysager » entourant le Bien. Côté nord-est, la limite de la zone tampon rejoint le talweg de la rivière du Vincin, à l’est d’Arradon, puis celui de l’anse de Séné, délimitant la presqu’île de Cadouarn.
- Le dolmen du Treh ;
- Le tumulus de Parc Neuf ;
- Le dolmen de Keranna ;
- Le dolmen et le tumulus de Kerhenry ;
- La butte d’Antoine ;
- Le tumulus de Kerbelec ;
- Une déposition découverte à Pen Boch.
La commune d’Arzon fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « confluence des trois rivières » (Auray, Vannes et Noyalo). Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières, dont les vallées étaient autrefois encaissées, et sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- Un tumulus carnacéen Tumiac, avec la découverte du plus important dépôt de callaïs et un dépôt de haches (dont la découverte a inspiré le terme « néolithique » ou l’age de la nouvelle pierre) ;
- Le cairn de Petit-Mont est situé dans un espace nature naturel sensible. Il offre un panorama exceptionnel sur l’océan et le golfe du Morbihan. Ce site propriété du Département a également accueilli un nouveau bâtiment d’accueil inauguré en juin 2025.
La commune de Baden fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « confluence des trois rivières ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de trois rivières : celles d’Auray, de Vannes et de Noyalo dont les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- le dolmen de La Grotte Toulvern ;
- le dolmen de Mané Venguen Toulvern ;
- le dolmen du Rohello ;
- le tumulus des Sept Iles ;
- le tertre de Locmiquel.
Sur ces 13 sites mégalithiques, 9 sont dans l’aire du Bien.
La commune de Belz fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la Valeur Universelle Exceptionnelle. Elle correspond en quelque sorte à « l’écrin paysager » entourant le Bien. Côté nord-ouest, le tracé s’inscrit dans le chenal de la ria d’Étel, puis contourne les pointes et îles nord de Belz par le chenal de Saint-Jean, et l’étang de Saint-Jean, pour rejoindre le tracé du ruisseau du Calavret, englobant les monuments de Locoal-Mendon.
- Majoritairement des tombeaux (dont 2 ensembles de dolmens à Kerhuen et Kerbrévost) ;
- En grande partie protégés au titre des Monuments Historiques ;
- Des alignements de menhirs à Kerdruellan (60 blocs) ;
- Un dolmen détruit à Kernours ;
- Des bribes de l’agencement tertres / alignements qui fait la particularité du secteur du bassin du Gouyanzeur.
La commune de Carnac fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h entraînant dans leur sillage tertres funéraires et dolmens.
La commune concentre tous les attributs de la VUE. Par leur représentation en nombre exceptionnel, ils font de Carnac, une commune mondialement connue en matière de patrimoine mégalithique.
- un tumulus géant, dit « carnacéen », le Tumulus du Mont-Saint-Michel (géré par le Centre des Monuments Nationaux) ;
- les alignements de Carnac, qui rassemblent plus de 3000 monuments mégalithiques, sur 4 km de longueur (gérés par le Centre des Monuments Nationaux) ;
- de nombreux autres alignements : de Tri An Saint-Cornély, Lann Granvilarec, Mané Brizil… ;
- de nombreux menhirs isolés : Menhir de Kerlagade Er Roh, Menhir de Kermalvezin, Menhir Er Rohec… ;
- un très grand nombre de tertres discrets ;
- de nombreux dolmens comme ceux de Mané Kerioned, Klud er Yer, Kerlagade et l’allée sépulcrale de Kerlescan… ;
- des dépositions dont une déposition de haches de fibrolite et plus d’une centaine de perles et de pendeloques de callaïs, dans la chambre funéraire du Tumulus du Mont-Saint-Michel.
La grande majorité des alignements de Carnac est dissimulée, les stèles sont couchées et se répartissent, pour partie d’entre elles, dans des terrains privés. C’est un patrimoine tout aussi important que les grands alignements connus du Menec, de Kermario et de Kerlescan, car c’est bien souvent un patrimoine qui n’a pas été fouillé, ni restauré.
La commune de Crac’h fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h, entraînant dans leurs sillages tertres funéraires et dolmens. Elle fait également partie de l’aire 4 : celle de « Confluence des rivières du Bono et d’Auray ». Cette petite aire, située à la confluence des rivières d’Auray et du Bono, fut probablement un axe de communication et de transit vers le golfe et la Mor Braz. Les monuments, situés sur des points topographiques en lien avec les rivières, forment un ensemble cohérent de tertres funéraires et de dolmens.
- une grande majorité est située dans le Bien ;
- de nombreux dolmens très bien préservés et parfois de grande taille ;
- deux monuments à plans rares (il n’en existe que sept en France) : des allées coudées.
Un territoire encadré par deux rivières : celle du Bono et celle d’Auray, deux éléments majeurs du paysage.
La commune d’Erdeven fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h, entraînant dans leur sillage tertres funéraires et dolmens.
La commune concentre tous les attributs de la VUE. Les ensembles d’alignements sont considérés comme aussi remarquables que ceux de Carnac, et comme faisant partie d’un continuum depuis Erdeven jusqu’à Carnac, en passant par Plouharnel.
- De nombreux vestiges d’alignements comme ceux de Kerzerho, de Kerjean, Er Varquez… ;
- Plusieurs menhirs isolés dont Menhir de Men Plat, Menhir du Léry, Menhir de Men Cam… ;
- De nombreux dolmens dont Dolmen des Sept-Saints, Dolmen de Kerangre, Dolmen de Mané Groh, Dolmen de Mané Braz… ;
- Plusieurs monuments sont gravés comme la stèle remarquable de Kervazic (site privé).
La commune d’Etel fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle correspond en quelque sorte à « l’écrin paysager » entourant le Bien.En partant de l’ouest, à Étel, le tracé s’inscrit dans le chenal de la ria d’Étel, puis contourne les pointes et îles nord de Belz par le chenal de Saint-Jean et l’étang de Saint-Jean pour rejoindre le tracé du ruisseau du Calavret, englobant les monuments de Locoal-Mendon, et délimitant un massif collinaire partageant les bassins versants du Poumen et du Calavret.
Le site conservé est une ligne de stèles (menhirs) au nord-est de la commune. Ce territoire fort urbanisé de nos jours, présentait trois dolmens et un tumulus encore préservés au début du XXe siècle. La commune, située sur le bassin versant de la ria d’Etel, constitue la limite de logique d’implantation des mégalithes de la zone de la Baie de Quiberon.
La commune de l’Île d’Hoëdic fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager » du Bien. Côté Sud, Le tracé s’appuie sur la morpho-géographie sous-marine, décrite par les courbes bathymétriques.
Au large des îles et presqu’îles (Houat, Hoedic et Quiberon), le tracé suit la topographie sous-marine. Il se situe à distance de la ligne des basses eaux telle qu’elle existait au début du Néolithique (environ 4500 av. J.-C.), correspondant à un niveau estimé à –9 mètres. Le périmètre prend ainsi en compte l’ancien littoral proche, avec ses plages et ses pointes rocheuses, dont les traces sont aujourd’hui visibles dans les fonds marins.
le dolmen de Beg Ladad, fouillé plusieurs fois (à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle) notamment par Zacharie Le Rouzic. Ils sont quasiment tous protégés au titre des Monuments Historiques.
La commune de l’Île-aux-Moines fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo) ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières, dont les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- Le dolmen de Pen Hap : monument mégalithique emblématique de la commune possédant de nombreuses gravures (cachalot, poulpe…) ;
- L’enceinte de Kergonan qui compte parmi les plus grandes et mieux conservées de tout le territoire ;
- Des spécifités topographiques : l’Île-aux-Moines occupe le centre du Golfe du Morbihan, permettant des couloirs de covisibilité sur d’autres sites du Golfe (Gavrinis, Kerpenhir, l’Île Longue, Er Lannic, Berder, Arzon…), rendant très lisible le rapport au littoral des mégalithes ;
- Les monuments suivent, pour la majorité d’entre eux, la crête centrale de l’île.
La commune de l’Île d’Arz fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « Confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo) ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières, dont les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
Il s’agit de 3 sites de tombeaux (l’ensemble de dolmens de Pen Liouse, le tumulus de Pennero et celui de Parc Brazo à Ilur) et 2 ensembles de stèles (Parc Brazo à Ilur et Pen Raz).
Un monument se situe dans le Bien UNESCO : l’ensemble de dolmens de Pen Liouse.
Par la configuration de l’île, les monuments sont très représentatifs de l’attribut « Paysage de Littoral » pour le dossier. Les monuments sont tous situés en bordure très proche du littoral, voir en contact avec la mer, comme c’est le cas pour l’ensemble de stèles de Parc Brazo. Ces emplacements aujourd’hui maritimes devaient être, au Néolithique, en lien avec des zones humides, et des cours d’eau qui rejoignaient les deux grandes rivières de Vannes et Noyalo, actuellement sous le Golfe du Morbihan.
La commune de l’Île de Houat fait partie de la zone tampon. LLa zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager » du Bien. Côté Sud, Le tracé s’appuie sur la morpho-géographie sous-marine, décrite par les courbes bathymétriques.
Au large des îles et presqu’îles (Houat, Hoëdic et Quiberon), le tracé suit la topographie sous-marine. Il se situe à distance de la ligne des basses eaux telle qu’elle existait au début du Néolithique (environ 4500 av. J.-C.), correspondant à un niveau estimé à –9 mètres. Le périmètre prend ainsi en compte l’ancien littoral proche, avec ses plages et ses pointes rocheuses, dont les traces sont aujourd’hui visibles dans les fonds marins.
Implantés en grande partie, dans des espaces encore naturels, ils sont discrets dans le paysage et parfois peu visibles.
Ils sont quasiment tous protégés au titre des Monuments Historiques.
La commune de Larmor-Baden fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « Confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières, dont les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- Un site détruit à la Pointe du Berchis mais qui a livré une déposition de callaïs ;
- Un site mondialement connu : Gavrinis, pour l’étendue exceptionnelle, la richesse de ses gravures de cette tombe à couloir, classée au titre des Monuments Historiques. Le site de Gravinis est propriété du Département du Morbihan.
- Un autre site avec une tombe à couloir : l’Île-Longue, seule tombe à couloir à tholos (voute en encorbellement) de tout l’ensemble des monuments du territoire UNESCO.
La commune de Larmor-Baden, dans le Golfe du Morbihan, présente en effet une particularité : la majorité de ses sites mégalithiques est située sur des îles ou presqu’îles. Cette situation met en évidence le lien étroit entre les sociétés du Néolithique avec le milieu maritime et riparien.
La commune Le Bono fait partie de l’aire 4 du Bien : celle de « Confluence des rivières du Bono et d’Auray ». Cette petite aire, située à la confluence des rivières d’Auray et du Bono, fut probablement un axe de communication et de transit vers le golfe et la Mor Braz. Les monuments, situés sur des points topographiques en lien avec les rivières, forment un ensemble cohérent de tertres funéraires et de dolmens.
- Une magnifique tombe à couloir : le tumulus de Kernours (propriété du Département, classé espace naturel sensible) ;
- Un d’entre eux a été détruit.
Les monuments du Bono, font écho aux monuments se situant de part de d’autre de la confluence des rivières du Bono et d’Auray et notamment avec les alignements et tertres de la pointe de Kerisper à Pluneret et les monuments funéraires de Kerentreh à Crac’h.
La commune Le Hézo fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager » du Bien. La limite nord-est s’inscrit dans la logique de talweg d’un vallon affluent de l’étang du Hézo. C’est la géographie de la commune (relief et cours d’eau) qui explique son appartenance à la zone tampon mais également la présence d’anciennes carrières d’où provient la stèle en grès de la Table des Marchands.
La commune de Locmariaquer fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « Confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo) ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières. Les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- La présence d’un tumulus carnacéen, qui a une sphère d’influence autant sur la Mor Bras que sur le Golfe, une datation ancienne, des dimensions colossales et un mobilier funéraire exceptionnel ;
- Une concentration de tertres (sépultures), parfois imposants en taille ;
- Des alignements de menhirs qui, comme à Saint-Pierre-Quiberon, se prolongent dans la mer ;
- Le Grand Menhir brisé qui n’a pas d’équivalent dans le monde par sa taille.
La commune est celle qui concentre (après le site de Gavrinis) le plus de signes gravés sur ces monuments..
La commune de Locoal-Mendon fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte
« l’écrin paysager » du Bien. Côté nord-ouest, le tracé s’inscrit dans le chenal de la ria d’Étel, puis contourne les pointes et îles nord de Belz par le chenal de Saint-Jean, et l’étang de Saint-Jean pour rejoindre le tracé du ruisseau du Calavret, englobant les monuments de Locoal-Mendon.
Les trois dolmens conservés se situent sur des points remarquables du paysage : sur des hauteurs, à l’écart des zones urbanisées. Ils sont en bon état de conservation et ont été restaurés et fouillés par Zacharie Le Rouzic au début du XXe siècle. 2 autres sites mégalithiques étaient également présents sur la commune. Ils n’existent plus à ce jour.
La commune de Ploemel fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h entraînant dans leur sillage tertres funéraires et dolmens.
- Une grande majorité se situe dans le Bien ;
- Le dolmen de Mané Bogad, possiblement le plus connu, qui couronne la colline du même nom.
Les ensembles de stèles de Ploemel sont discrets, mais très nombreux puisque un site peut compter plusieurs monuments. Plus de 650 menhirs ont été observés. Les ensembles de stèles (alignements) sont placés dans le paysage en lien avec l’eau (les ruisseaux, les rivages…) aussi, ces lignes croisent la plupart des ruisseaux qui traversent la commune.
Les alignements sont très souvent associés à des tertres. C’est le cas à Lann Blatte, Kerlann Vihan et Lann Er Grannec.
La commune de Plouharnel fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h entraînant dans leur sillage tertres funéraires et dolmens.
- Deux ensembles de dolmens gravés (le dolmen de Runesto et les dolmens de Rondossec) ;
- Un ensemble d’alignements démante (Vieux Moulin et Sainte–Barbe) ;
- Des alignements plus discrets, qui font partie du continuum le Varquez – Carnac (au nord du Cosquer / Goah Leron) ;
- Un des dolmens les plus massifs du secteur (le dolmen de Crucuno) dont il manque la totalité du couloir et le cairn ;
- Une enceinte, restaurée au XIXe siècle, qui serait en réalité un alignement (le Quadrilatère de Crucuno).
La commune de Pluneret fait partie de l’aire 4 du Bien : celle de « Confluence des rivières du Bono et d’Auray ». Cette petite aire, située à la confluence des rivières d’Auray et du Bono, fut probablement un axe de communication et de transit vers le golfe et la Mor Braz. Les monuments, situés sur des points topographiques en lien avec les rivières, forment un ensemble cohérent de tertres funéraires et de dolmens.
Il existe d’autres sites mégalithiques sur la commune de Pluneret mais ils ne prennent pas part dans le dossier, en effet leur valeur scientifique est différente et notamment leur rapport au paysage.
Les monuments de Pluneret, font écho aux monuments se situant de part et d’autre de la confluence des rivières du Bono et d’Auray, au Bono avec le tumulus de Kernours et les dolmens de Kernours et Kerdrec’h et Crac’h avec les monuments funéraires de Kerentreh.
La commune de Quiberon fait partie de l’aire 2 : celle de « Presqu’île de Quiberon – bassin de Kerboulevin ». L’organisation des 13 sites et monuments mégalithiques autour du bassin de Kerboulevin reproduit la logique du secteur carnacois. En effet, elle met bien en relation les trois composantes fonctionnelles (ouvrages de stèles, cistes sous tertres et dépositions du jade) sur une aire géographique plus « terrestre » que maritime, à l’image du bassin du Gouyanzeur sur Carnac-Erdeven.
- Beaucoup de menhirs isolés ou par paire et parfois de taille impressionnante (menhir de Goulvars) ;
- 1 dolmen « éponyme » qui a donné son nom à une culture néolithique : le dolmen de Conguel.
La commune de Quiberon, a comme au Néolithique, un rapport très fort au littoral maritime : la grande majorité des monuments s’agencent le long du littoral. à échelle de la presqu’île, les monuments s’agencent aussi autour d’un vallon discret qui traverse la presqu’île d’ouest en est : le vallon du ruisseau de Kerboulevin.
La commune de Saint-Armel fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager » du Bien. La limite nord-est s’inscrit dans la logique de talweg d’un vallon affluent de l’étang du Hézo.
Seul site répertorié (île Tascon, propriété privée), il remplit trois attributs (tombeaux, art pariétal et paysage de littoral).
Durant le Néolithique, le rivage de la rivière de Noyalo était un élèment prégnant. Saint-Armel était en partie couvert par des marais et des zones humides.
La commune de Saint-Gildas de Rhuys fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « Confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo) ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières. Les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
Une des particularités de Saint-Gildas-de-Rhuys est que tous les sites mégalithiques identifiés sont inscrits au titre des Monuments Historiques.
L’allée sépulcrale du Net est à mettre à part puisqu’elle a fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques durant les années 1930 par Zacharie Le Rouzic.
La commune de Saint-Philibert fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager » du Bien. À la différence de ceux du Bien, ces monuments et sites ne participent pas à la Valeur Universelle Exceptionnelle du Bien, n’ayant pas toujours les conditions d’intégrité ou d’authenticité suffisantes.
- Majoritairement des tombeaux, seulement 1 menhir seul (le Menhir Men Milene, peut-être le vestige d’un ensemble plus vaste) et 2 ensembles de menhirs, discrets voire démantelés (Kernivilit et Mané Canaplaye) ;
- pour la plupart, très bien conservés.
Ils s’agencent sur les hauteurs dominantes des deux rivières de Crac’h à l’ouest et de Saint-Philibert à l’est et au sud. Le lien avec le paysage de littoral est manifeste.
La commune de Saint-Pierre-Quiberon fait partie de l’aire 2 : celle de
« Presqu’île de Quiberon – bassin de Kerboulevin ». L’organisation des 13 sites et monuments mégalithiques autour du bassin de Kerboulevin reproduit la logique du secteur carnacois. En effet, elle met bien en relation les trois composantes fonctionnelles (ouvrages de stèles, cistes sous tertres et dépositions du jade) sur une aire géographique plus « terrestre » que maritime, à l’image du bassin du Gouyanzeur sur Carnac-Erdeven.
- 4 tertres, 5 dolmens, mais surtout plusieurs ensembles d’ouvrages de pierres dressées.
En 2009, des recherches par radar ont permis d’identifier, dans le prolongement de l’alignement de Kerbourgnec, un ensemble d’environ 300 stèles couchés dans l’eau, réparties sur 12 files. Ce qui en fait l’alignement le plus large de France. A l’échelle de la presqu’île, les monuments s’agencent aussi autour d’un vallon discret qui traverse la presqu’île d’ouest en est : le vallon du ruisseau de Kerboulevin.
La commune de Sarzeau fait partie de l’aire 3 du Bien : celle de « Confluence des trois rivières (Auray, Vannes et Noyalo) ». Elle est centrée sur un secteur d’estuaire à l’embouchure de ces trois rivières. Les vallées, autrefois encaissées, sont aujourd’hui en grande partie immergées. Ces vallées immergées découpent plusieurs pointements terrestres. Les divers édifices réunissent les différents attributs, notamment celui de l’art pariétal.
- 4 se situent dans la zone du Bien ;
- De nombreux menhirs isolés de grande taille (le dolmen de Kermaillard, le menhir de Largueven – Fuseau de Jeannette, le menhir de La Truie, le menhir de Coporh…). Plusieurs d’entre eux sont en quartzite, matériau rarement utilisé ailleurs dans le Bien.
Sarzeau fait partie d’un ensemble mégalithique cohérent à l’échelle de la presqu’île de Rhuys, en lien avec l’ensemble du Net et le tumulus de Tumiac.
La commune de Séné fait partie de la zone tampon. La zone tampon est une aire adjacente au Bien, qui contribue à la préservation et à la valorisation de la valeur universelle exceptionnelle. Elle est en quelque sorte « l’écrin paysager »
du Bien. Côté nord-est, la limite rejoint le talweg de la rivière du Vincin, à l’est d’Arradon, puis celui de l’anse de Séné, délimitant la presqu’île de Cadouarn.
Au Néolithique, les zones basses de l’est de la commune, et celles en eau aujourd’hui, constituaient déjà des marais. Or, les marais, ruisseaux, rus ou littoral maritime font sens dans le choix d’implantation d’un site mégalithique. Ainsi aujourd’hui encore, des monuments sur la commune sont découverts comme les deux tertres de Prat-Moucelle et Morboul (2018).
La commune de la Trinité-sur-Mer fait partie de l’aire 1 du Bien : celle du « Plateau de Carnac – Bassin du Gouyanzeur ». Cette aire mondialement connue est principalement marquée par le continuum de milliers de stèles qui serpentent de la ria d’Étel à la rivière de Crac’h entraînant dans leur sillage tertres funéraires et dolmens.
- des ensembles remarquables de lignes de stèles, l’alignement du Petit-Menec, les ensembles discrets du Latz et du Braenn, mais aussi le vaste ensemble des marais de Kerdual dont l’alignement de Kerdual Le Vuguen qui s’étend sur l’entran à côté du Men Du ;
- de beaux dolmens bien conservés : Kermarquer Er Roh, Kervilor Mané Bras, Kerdro Vihan ;
- une allée couverte unique par sa typologie, seul exemplaire dans le secteur : l’allée sépulcrale de Mané Roullarde ;
- un alignement de menhirs visible seulement à marée basse.
L’équipe
Une équipe engagée pour faire vivre, comprendre et préserver les Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Assure la direction stratégique et opérationnelle de l’association. Coordonne la mise en œuvre du plan de gestion, anime l’équipe et développe les partenariats à l’échelle du territoire.
Structure et développe les ressources documentaires sur les mégalithes. Produit les cartographies du territoire et appuie les projets par une expertise en géomatique.
Pilote la stratégie de communication du Bien UNESCO et œuvre à rendre les paysages de mégalithes lisibles et accessibles. Accompagne les acteurs du territoire et veille à la cohérence des messages.
Spécialiste de la conservation des mégalithes, elle suit l’état des monuments et accompagne les actions de préservation. Contribue également à la recherche sur les pratiques de conservation.
Garantit le bon fonctionnement administratif et financier de l’association. Assure le suivi des budgets, des partenariats et contribue à la solidité des projets.
Accompagne les collectivités dans l’intégration des enjeux du patrimoine mondial. Travaille à concilier préservation des paysages et dynamiques d’aménagement.
Conçoit et coordonne des projets éducatifs autour des mégalithes. Intervient auprès des publics scolaires et accompagne les enseignants dans la transmission de ce patrimoine.

