L’Unesco

L’Organisation des Nations Unies pour la l’Éducation, la Science et la Culture (United Nations of Educational, Scientific and cultural Organization), UNESCO a été fondée en 1945. Elle est une institution spécialisée de l’ONU (Organisation des Nations Unies).

Une paix fondée sur les seuls accords économiques et politiques des gouvernements ne sauraient entraîner l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples et, par conséquent, cette paix doit être établie sur le fondements de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité.

Extrait de l’acte constitutif de l’UNESCO, 1946

Elle rassemble différents États membres, aujourd’hui au nombre de 193, réunis dans un objectif de coopération internationale pour oeuvrer à la paix, à la promotion de l’éducation, la science et la culture.

Sa mission peut être résumée par le fondement de la prémisse :
« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des Hommes, c’est dans l’esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

Les valeurs de l’UNESCO se résument à contribuer au maintien de la paix et de la sécurité par le dialogue interculturel ; promouvoir le respect universel ainsi que garantir la coopération et la solidarité internationales afin de construire la paix. Ces valeurs morales sont développées au sein de l’article 1er de l’acte constitutif de l’UNESCO.

Sa gouvernance est assurée par une conférence générale composée de tous ses membres et se réunissant tous les deux ans. Cette conférence générale détermine les orientations de l’UNESCO et sa conduite. Elle établit le programme et le budget de l’organisation pour les 2 années suivantes. Elle nomme son directeur général tous les 4 ans. 58 membres sont également élus pour composer le conseil exécutif de l’UNESCO. C’est l’instance responsable de faire appliquer les décisions de la conférence générale. Le Conseil se réunit 2 fois par an. Enfin, le secrétariat de l’UNESCO, avec le directeur général à sa tête, assure le lien entre l’ensemble des organes de l’organisation.

L’UNESCO soutient plusieurs programmes à travers le monde en accord avec ses missions. Parmi ses programmes, figure le Patrimoine Mondial.

Le patrimoine mondial de l’Unesco

Le Patrimoine mondial de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) est un ensemble des sites et monuments appelés “Biens” culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’humanité. Ce patrimoine est soumis à la « Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel », adoptée par les pays membres de l’UNESCO en 1972.

Elle émane de plusieurs évènements : aux sortirs de la Seconde Guerre Mondiale, les instances se réunissent déjà pour réfléchir aux moyens d’éviter un nouveau conflit. Aussi, en 1959, la décision de construire le barrage d’Assouan en Égypte menace de faire disparaître sous les eaux du Nil les monuments de Nubie dont les temples d’Abou Simbel. La communauté internationale prend alors conscience, sans doute pour la première fois de la perte irréparable que cette disparition représenterait pour l’humanité toute entière. Archéologues, scientifiques et historiens se réunirent pour ce chantier colossal de sauvegarde d’un patrimoine universel et exceptionnel. Cette opération a été la démonstration qu’une coopération internationale était possible pour la défense du patrimoine.

La Convention du Patrimoine Mondial a pour vocation de protéger la nature et préserver les sites et monuments culturels. Ses missions s’engagent à identifier les sites à inscrire ; fixer les devoirs des États parties ; expliquer comment gérer les biens et modalités d’assistance financière, stipuler l’obligation de rendre compte au Patrimoine Mondial ; et encourager la sensibilisation et l’appropriation auprès des publics. Les sites naturels et culturels inscrits au Patrimoine Mondial sont tous, sans exception, porteurs d’une Valeur Universelle et Exceptionnelle, dont la sauvegarde concerne l’humanité entière et pour les générations futures. Ce sont ces sites qui seraient comme une page d’un livre, qui raconteraient chacune à leur manière l’histoire de l’humanité, de la planète et des relations que l’humanité entretient avec celles-ci.

Le 12 juillet 2025, les Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan ont été inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial par le comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis ce jour, la France compte 54 Biens inscrits au Patrimoine mondial, dont 45 culturels, 7 naturels, et 2 mixtes. Il y a 32 monuments et sites en candidature, c’est la “Liste Indicative”.


L’histoire de la candidature

La candidature des Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan a une longue histoire débutée dans les années 90. C’est en 2012, avec la création de l’association Paysages de mégalithes que le dossier prend la dimension actuelle et réussit à fédérer tous les acteurs locaux autour d’une vision commune. 

Aujourd’hui, le Bien est géré dans ses multiples dimensions pour les instances qui ont porté la candidature. 

  • Le Comité de pilotage, présidé par le Préfet du Morbihan et composé de partenaires institutionnels et des services de l’État. Il est le garant de la gestion du Bien et des décisions stratégiques de sa mise en oeuvre
  • L’association est composée d’un Conseil d’administration d’élus du territoire ; 

Les étapes de l’inscription

2012

Lancement du dossier de candidature

2017

Lancement du dossier de candidature

2021

Validation du périmètre du Bien

2023

Finalisation du plan de gestion du Bien

Janvier 2024

Dépôt du dossier de candidature

2024

Expertise internationale

12 juillet 2025

Inscription

Gestion du Bien


Aujourd’hui : le plan de gestion

Pour protéger, conserver et mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel mais fragile, les acteurs du territoire se sont engagés dans la mise en œuvre d’un plan de gestion du Bien et de sa zone tampon.

Ce document opérationnel et transversal, véritable plan de route de la candidature, garantit la connaissance, la préservation et l’appropriation de la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) du Bien et de ses différents attributs (stèles, tombeaux, art pariétal, paysage de littoral). Il est également le garant de sa transmission aux générations futures.

Mettre en œuvre l’inscription

Référentiel technique, le plan de gestion  regroupe les engagements mis en œuvre pour assurer à long terme la protection et la gestion du Bien visant à préserver les éléments matériels de sa VUE : les sites archéologiques (monuments et sites) et le paysage dans lequel ils s’inscrivent, ainsi que les différents attributs du Bien (ouvrages de stèles, tombeaux, art pariétal, paysage de littoral). 

Une attention particulière a été portée à l’imaginaire collectif qui s’est développé autour de ce territoire (notamment depuis le XIXe siècle), et au lien très fort, en termes d’identité collective, entre la Bretagne et les mégalithes.

Le plan de gestion est mis en place depuis 2024, pour une période cinq ans.

59 signataires

de la Charte d’engagements et du plan de gestion de la candidature UNESCO

+ de 10 ans

de travail collectif aux côtés des partenaires du territoire pour porter la candidature au Patrimoine mondial de l’UNESCO

6 enjeux du plan de gestion au service du Bien

Les enjeux sont  transversaux dans leurs approches, dans leurs thématiques et dans les personnes mobilisées. Ils relèvent de la connaissance, de la protection, de la valorisation, de la transmission et de la gouvernance.  Chacun des enjeux est décliné en fiche opérationnelle qui détaille les actions et objectifs collectifs. 

  1. Renforcer la recherche et la connaissance des attributs du Bien ;
  2. Favoriser l’appropriation collective et le partage des valeurs du Bien par tous ;
  3. Étendre les protections réglementaires et les outils de gestion patrimoniaux à l’ensemble des documents de planification afin de préserver l’intégrité 4/ des éléments constitutifs du Bien ;
  4. Gérer les risques concernant l’intégrité du Bien et renforcer les solutions existantes ;
  5. Déployer une stratégie touristique et organiser la gestion des flux à l’intérieur du Bien et sur l’ensemble du territoire ;
  6. Mettre  en œuvre une gouvernance renforcée.